ARTISTES

 

FOTO DOC' COLLECTION

LES ARTISTES



 
L'exposition fait dialoguer les oeuvres de 10 artistes internationaux sur des thèmes socio-politiques contemporains. 

Les galeries rassemblées par fotofever ont pris la pleine mesure artistique du travail de ces artistes photographes qu'ils présentent, adeptes de sujets longs et approfondis, forts d’une écriture visuelle originale.
 


Christophe Beauregard, France

EXPOSED - France

 
© Christophe Beauregard, Muse, série Pentimento, 2011, courtesy EXPOSED

Né en 1966, Christophe Beauregard vit et travaille à Paris. Ce diplômé des Beaux-Arts débute en immortalisant les people du monde culturel, artistique et économique pour Le Monde, Libération ou encore les Inrockuptibles, avant de commencer à photographier des anonymes depuis le milieu des années 2000. Le double et les faux semblants dans nos sociétés modernes sont des thèmes qui lui sont chers.

Exposé au Centre Pompidou-Metz en 2013, son travail est présenté au Centquatre en 2012 puis en 2016, année où la DRAC lui confie pour deux ans une résidence en Seine-Saint-Denis.

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Pour les rendre plus visibles, Beauregard s’intéresse aux identités et aux passions ordinaires de femmes et d’hommes anonymes. Dans cette série, le spectateur s’invite dans le processus de retrait de leurs tatouages, dans leur désir de revenir sur cet acte permanent, symbole de rébellion dans notre société. 

Pentimento, le nom de la série, signifie « repentir » en italien, et un repentir est en peinture une partie du tableau qui a été recouverte par le peintre pour modifier en profondeur la toile.
 


Delphine Blast, France

The Chata Gallery - France 


© Delphine Blast, Cholitas 1, série Cholitas, la revanche d'une génération, 2016, courtesy The Chata Gallery

Delphine Blast est une photojournaliste française, basée entre Paris et l’Amérique latine. Son travail se fonde sur une photographie documentaire au long cours où le portrait occupe une place centrale. Elle a notamment été récompensé en 2015 par le 1er prix du festival MAP dédié au portrait.

Membre du studio Hans Lucas, elle travaille régulièrement pour la presse et différentes ONG internationales. Son reportage « Cholitas, la revanche d’une génération » a été exposé récemment en Bolivie au Museo San Francisco de La Paz et le sera prochainement en France à Paris (en novembre, dans un espace de The Chata Gallery, au 14 rue du Château d’eau, Paris 10ème).

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Depuis 2015, Delphine Blast développe un travail très approfondi sur la place des femmes dans une Amérique latine en pleine mutation, et plus particulièrement en Bolivie dans le contexte de la renaissance de la fierté indigène.

Dans l’espagnol familier, la « cholita » désigne une jeune femme bolivienne très identifiée à la culture indigène. L’emblématique chapeau melon, les longues tresses noires, le corset ajusté et les jupes de couleurs vives : leur tenue est connue dans le monde entier. Pourtant, les cholitas ont souffert d’une forte discrimination raciale et sociale pendant des décennies... L’arrivée en 2006 d’Evo Morales, premier président indien de l’Amérique latine, change la donne et les cholitas se retrouvent progressivement sur le devant de la scène, que ce soit en politique, à la télévision et même dans la mode.
 


Beril Gulcan, Turquie

Gama Gallery - Turquie


© Beril Gulcan, Aunt&Grandma, série Between You and Me, 2010, courtesy Gama Gallery

Originaire d’Istanbul, Beril Gulcan a été conquise par la diversité chaotique de New York et travaille maintenant depuis son studio à Brooklyn. Elle se spécialise dans le portrait et les modes de vie peu conventionnels, voire décalés. 

Reconnue sur la scène locale avec de nombreuses publications et des expositions collectives ou monographiques, la Gama Gallery l’accompagne sur la scène internationale.

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Le projet Between You and Me commence par une exploration de la relation mère / fille. Beril Gulcan les photographie à la lumière du jour, dans leur quotidien afin de révéler les sentiments qu’elles ont l’une pour l’autre : un mélange d’affection, de fierté, d’amertume ou encore de colère. 

Le projet s’est ensuite étendu à d’autres relations, comme tante / nièce ou grand-mère / petite-fille. Ce que le travail de l’artiste révèle surtout est cet ensemble de sentiments complexes qui unit ses modèles, quelle que soit leurs situations sociales.
 


Mami Kiyoshi, Japon

Galerie Annie Gabrielli - France


© Mami Kiyoshi, Sakura, Kazuhiro, 2015, série New Reading Portraits, courtesy Galerie Annie Gabrielli

Née en 1974 au Japon, Mami Kiyoshi a étudié les beaux-arts à la Musashino Art University. Elle a reçu en 2010 une bourse du gouvernement japonais destinée à soutenir les études artistiques à l’étranger, qui l’a conduite en France. Elle est la lauréate en 2011 du prix Arte/l’art de la ville et en 2012 du prix SFR Jeunes Talents. En 2014, elle est exposée au Tokyo Metropolitan Museum of Photography.

Au fil de ses nombreuses séries, Mami Kiyoshi donne à voir la multitude de vies au 21ème siècle, sous la forme singulière de fables photographiques.
 
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La série New Reading Portraits, commencée au Japon en 2003 puis en Europe, s’inspire de la mise en scène traditionnelle de l’estampe et dresse un portrait de la société au travers d’histoires personnelles. Ses petits contes photographiques de l’ordinaire sont construits à partir de ce que les modèles ont décidé de dévoiler à propos d’eux-mêmes. Ces mises en scène, sans montage, sont alors érigées en photographie documentaire.


KUB, France

FKMG - France

© KUB, Bouba, Burk, 2017, courtesy FKMG

Originaire de Lille, KUB dessine depuis toujours. Installé à Paris en 1989, il fait aujourd’hui partie des artistes les plus prometteurs dans l’univers de la photo, de la vidéo et des arts digitaux.
Influencées par ses voyages, les vidéos hallucinogènes d’Andy Warhol et la contre-culture subversive des années 60-70, les oeuvres de KUB sont des expériences, inclassables et étonnantes.

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À travers ses portraits, KUB pose un regard percutant sur les « enfants-loups » enrôlés dans la guérilla et victimes de massacres au Mozambique, le conservatisme archaïque et violent qui oppresse les femmes dans les zones rurales d’Afghanistan, et la lourde question de l’enfant unique qui pèse sur la Chine, entraînant le développement de la prostitution. 
 


Mário Macilau, Mozambique

Ed Cross Fine Art - Royaume-Uni


© Mário Macilau, Untitled, 2016, série Faith, courtesy Ed Cross Fine Art
 
Mário Macilau vit et travaille au Mozambique où il est né en 1984. Son voyage photographique commence en 2003 dans les rues de Maputo avec des projets qui relient l’identité, les problèmes politiques, les conditions environnementales, les groupes socialement isolés. Il est un artiste engagé qui oeuvre auprès des Nations Unis et Walking Together, un projet en faveur des droits des enfants.

Son activisme est soutenu par une reconnaissance grandissante dans le monde artistique, du fait de nombreuses expositions collectives et personnelles à travers le monde et une étroite collaboration avec la galerie Ed Cross Fine Art qui le présente dans les foires les plus prestigieuses d’Europe.

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Les séries Growing In Darkness et Faith, tout comme l’ensemble du travail de Macilau, offrent un regard critique sur la réalité de la société contemporaine africaine. Un travail documentaire qui est sublimé par l’emploi du noir & blanc, donnant des images fortes et très poétiques. Growing on Darkness est un projet de 4 ans sur les enfants qui vivent dans les rues de Maputo, abandonnés à leur propre sort. La série a été présentée à la Biennale de Venise en 2015. 

Faith, sa plus récente série, montre comment certaines pratiques traditionnelles sont conservées dans la vie contemporaine en vue de trouver une certaine cohérence, une certaine connexion.


Suntag Noh, Corée du Sud

AN INC. - Corée du Sud



© Suntag Noh, #BJK2219, #BIK0501 et #BIK0401, série reallyGood murder, 2008-2009, courtesy AN INC

Né en 1971 à Séoul, le thème de prédilection de Suntag Noh est l’impact de la division Nord-Sud sur la vie quotidienne en Corée. Débutant sa carrière en tant que photojournaliste, il a ensuite publié de nombreux livres sur le sujet et a gagné le Korea Artist Prize du National Museum of Modern and Contemporary Art en 2014.

Remarquable dans sa théâtralité, Suntag Noh combine le documentaire et la fiction – une esthétique non conventionnelle qui lui vaut d’être l’un des artistes photographes les plus reconnus en Corée.

Sa renommée franchit peu à peu les frontières avec une présence dans des foires internationales telles que fotofever paris en 2016 et Photo London en 2017.
 
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Avec la série reallyGood, murder, Suntag Noh se penche sur les grands salons d’armement qui sont, en Corée, ouverts au public et considérés comme une journée de divertissement en famille. Cette juxtaposition d’armes de guerre et du public est pour l’artiste une illustration notoire de l’influence profonde du clivage Nord-Sud dans la vie et les traditions des Coréens.
 


David Nicolas Parel, France-Suisse

NdF Gallery - France & Suisse

 
© David Nicolas Parel, #1 Arnold Classic, Colombus, 2015,
série Arnold Classic - Backstage, courtesy NdF Gallery
 
Né en 1978 à Annecy, le franco-suisse David Nicolas Parel est aujourd’hui basé à Genève. D’abord réalisateur, son travail de photographe commence en 2012 lorsque son frère Gary se lance dans le culturisme et qu’il le suit en coulisses. L’approche photographique de Parel est très instinctive et l’expression du corps, un thème commun à ses sujets.

En 2016, il est finaliste de la catégorie Reportage du prestigieux Swiss Photo Award, puis il réalise un photoreportage pour Handicap International sur les familles de réfugiés à la frontière syrienne en Jordanie. Il travaille aujourd’hui sur l’univers de la prostitution à Genève.

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La série Arnold Classic - Backstage a un écho particulier pour Parel car elle représente ses débuts en tant qu’artiste et un milieu qu’il connaît bien, étant luimême ancien culturiste.

Pendant trois ans, il s'est plongé dans les coulisses des compétitions de musculation et de fitness les plus importantes au monde : Les Arnold Classic, organisées par Arnold Schwarzenegger, lui-même ancienne vedette de la discipline. Les coulisses sont habituellement interdites aux photographes, mais Parel a pu suivre la vie derrière la scène et photographier des moments d'intimité des athlètes professionnels, d'Arnold Schwarzenegger et de son équipe. Au-delà de la fascination pour ces corps surnaturels, les images font émerger l’humanité des athlètes, et un peu de leur solitude.
 


Gabriele Stabile, Italie

Le Magasin de Jouets - France


© Gabriele Stabile, Dance, dance, dance, 2007, série Til The Sun Turns Black, courtesy Le Magasin de Jouets
 
Gabriele Stabile est un photographe italien basé entre New York et Rome, membre du collectif de photographes indépendants CESURA.

Il a beaucoup traité du déplacement des populations, à l’image de son travail documentaire Refugee Hotels, en collaboration avec Juliet Linderman, sur les premiers jours de réfugiés aux Etats-Unis.

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Œuvres uniques réalisées à partir d’un travail de plus de 15 ans à photographier différentes vagues de migration à travers le monde, la série Til The Sun Turns Black allie avec magie et profondeur le reportage, le documentaire et la création plastique.

Face à ses archives, Stabile a voulu donner un sens nouveau à ces centaines d’images. Par un procédé d’assemblage et de recomposition, il croise alors les destins d’anonymes liés par le seul fait d’avoir croisé le chemin de l’artiste.
 


Piotr Zbierski, Pologne

Little Birds Gallery - France


© Piotr Zbierski, Untitled, 2010, série White Elephants, courtesy Little Birds Gallery

Depuis ses études de photographie à la National Film School il y a 10 ans, les oeuvres de Piotr Zbierski, né en 1987 en Pologne, ont été exposées à travers l’Europe.

En 2012, il est lauréat du prestigieux Leica Oscar Barnack Award dans la catégorie Newcomers (émergents) et son travail est montré dans le cadre du festival international de photographie Les Rencontres d’Arles. Ses oeuvres font également partie de collections intitutionnelles, dont celle du Kiyosato Museum of Photographic Arts.

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Pour Piotr Zbierski, la photographie est un langage, sa façon de communiquer et d’interagir avec des gens dont il ne connaît rien. White Elephants est un projet de 5 ans (2008-2012) au cours duquel il photographie des personnes qu’il rencontre au hasard de ses voyages, avec une approche très impressionniste : les formes et les personnages sont flous, l’important est d’illustrer la sensation, le sentiment ressenti à l’instant de la rencontre.