Camille Brasselet

  

Camille Brasselet

Lauréate 2020 du fotofever prize with dahinden



 
 

 

 

À côté


À côté est une approche photographique du corps dans le « Presque là ». Le corps, omniprésent dans mon travail, tend ici vers une réflexion sur la présence par son absence. Une véritable contradiction se crée, un entre-deux. Le corps est tellement présent qu’il finit par se soustraire à son environnement. Il est presque de trop, là sans être là. Notre environnement pourtant si familier, finit par nous paraître étranger, si inscrit nous sommes dans cet environnement. La notion de l’espace domestique familier comme inquiétante étrangeté est également présent dans ce travail.

Ces corps fragmentés, désindividualisés, s’inscrivent dans des décors intérieurs aseptisés. Ils se font également personnage, référent de l’image. C’est à travers eux que nous pouvons prétendre affirmer la subjectivité photographique. Le corps photographié devient dès lors un corps photographique, dénué de toute identité propre. Personnages d’un tableau vivant, nature morte.

La notion de passage, d’ouverture, de hors champ est inscrite dans ces images par la fenêtre, la porte, le miroir comme des tentatives d’échappatoire. C’est aussi une « ouverture sur », une image qui dépasse le cadre. Le côté factice, posé, des corps et décors tendent vers une absurdité du réel et se rapprochent en ce sens de tableaux photographiques












 
   

Paroles du jury



 


« Camille Brasselet nous présente des images ambiguës qui nous rappellent les peintures de Hopper. Elle intègre à ses images des cadres ou des ouvertures de lumière qui se présentent au spectateur comme des fenêtres ouvertes vers un monde imaginaire. Chacune de ses images se prolonge au-delà de ses limites physiques. » - Julia Amarger

« Avec sa maîtrise absolue du cadrage et de la lumière, Camille Brasselet nous plonge dans un monde mystérieux et inquiétant. » - Dimitri Beck (Polka Magazine)

« J’ai d’abord été frappé par la forme très maîtrisée des photos de Camille Brasselet, le cadre et la composition, la palette de couleurs utilisées, comme si j’avais devant moi des tableaux photographiques. Et puis quasi simultanément, j’ai été saisi par l’étrangeté de la situation, par l’envie d’en savoir plus : qui sont ces gens, quelle est leur histoire, à quoi pensent-ils ? » - Sébastien Meyssan

« C’est un travail qui prend un certain relief lorsqu'il est vu en cette période de (dé)confinement. Les images de ces corps présents mais partiellement présents m’a particulièrement touchée. » - Sae Shimai (KG+)

« Le travail de Camille m’a immédiatement interpellé visuellement, notamment dans sa maîtrise de la composition, nous faisant entrer dans un univers dans lequel une réalité semble en cacher une autre. » - Yuki Baumgarten (fotofever)